1
Le poisson d'avril du Bien Public le Mer 1 Avr - 8:26
Comment un silure de plus de deux mètres, selon des témoins qui ont
vu « la bête », a pu se retrouver dans les eaux calmes du lac Kir à
Dijon ? L'heure est désormais à la mobilisation pour capturer ce
lucifuge solitaire.
«J'ai d'abord vu sauter quelque chose dans l'eau, puis la bête est
arrivée vers la berge et a littéralement avalé un cygne. J'ai eu la
peur de ma vie. » Gilles n'en revient toujours pas. Lundi après-midi,
en promenade autour du lac Kir à Dijon, cet habitant de Daix a fait une
bien curieuse rencontre. Nez à nez avec un silure !
Il dort le jour il attaque la nuit
«
Il faisait plus de deux mètres de long. Je suis persuadé que c'était un
silure car j'ai vu ce week-end un reportage à la télévision sur ces
poissons. C'est fou, mais je ne croyais pas que nous pourrions trouver
ce type de poisson dans le lac Kir… » En effet, le silure est
originaire du bassin du Danube. On signale pour la première fois sa
présence en France en 1860. Aujourd'hui, dans la Saône notamment, sa
présence est soutenue et sa pêche - sportive - réputée.
Mais comment
ce silure a-t-il bien pu se retrouver ici ? A-t-il remonté l'Ouche ?
Des alevins ont-ils été déversés par l'homme ? Pas d'explication à ce
jour. Mais le problème est pris très au sérieux, comme le confirme Eric
Gruer, président de la Fédération départementale de la pêche : « près
de cinquante pêcheurs ont déjà contacté la fédération pour nous
signaler cette présence effrayante. Nous sommes très inquiets. Il nous
faut réagir très vite mais nous avons très peu de solutions. Nous avons
alerté les pouvoirs publics. Mais d'après les témoignages que nous
avons recueillis, la bête serait particulièrement fourbe et bien
organisée ».
Un poisson nyctalope
Un témoignage corroboré par
Raoul, un autre pêcheur de Côte-d'Or très inquiet : « j'ai été alerté
par mes Amis de la Gaule talantaise. Je suis venu au bord du lac, un
matin de bonne heure, sur la plage, avec mes jumelles. Et j'ai vu la
bête.
Elle fonçait à vive allure vers la petite île située au bout
du lac. J'en ai déduit qu'elle se reposait le jour pour mieux attaquer
la nuit. On m'a même dit qu'une équipe de la Ddass avait tenté
d'intervenir sur l'île mais qu'elle avait dû rebrousser chemin à cause
de la végétation particulièrement touffue ».
« Nous avons affaire à un poisson insomniaque, somnanbule et nyctalope » poursuit Eric Gruer, les traits tirés par l'inquiétude.
«
Chaque matin, on constate qu'il a de nouveau décimé la faune du lac.
Les oiseaux évitent désormais les berges. On se demande même s'il n'y a
pas un danger pour les amateurs de footing. Aujourd'hui, autour du lac,
tout le monde a peur... »
Oscar NACIEZ
Une « traque » aujourd’hui
Comment se débarrasser de cet encombrant poisson, qui a ses habitudes
en eaux profondes ? Aujourd’hui mercredi, à partir de 15 h 30, à
l’initiative de la fédération départementale, une grande pêche est
organisée. Le but : capturer ce silure. « Nous lançons un appel
solennel à tous les pêcheurs qui partagent notre inquiétude » lance
Eric Gruer, président de la Fédération départementale de pêche. « Nous
leur demandons de venir avec le plus grand de leurs filets et leur plus
solide canne à pêche. Deux bateaux sillonneront par ailleurs le lac dès
le début de l’après-midi. Des ultrasonsseront diffusés sous l’eau pour
effrayer la bête. Aujourd’hui, nous n’avons plus le temps de réfléchir.
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues ». Si vous voulez vous
aussi encourager la traque, rendezvous aujourd’hui à 15 h 30 précises
au lac Kir, à l’emplacement habituel de Dijon-Plage.
Dijon-Plage menacée ?
Sable chaud, transats, parasols, cabines, palmiers… Et gros silure…
Tous les ans, la ville de Dijon, sur le mode parisien, fait la part
belle aux tongs et aux animations d’été pour son programme Dijon-Plage.
Mais cette année, avec cette alerte au silure, et les craintes qui vont
avec, son organisation semble d’ores et déjà compromise. Certes, les
scientifiques s’accordent pour dire que ce « gros poisson-chat »
n’attaque pas l’homme. Mais les récents événements ont prouvé qu’il
adorait dévorer les tongs. Il est donc probable que les services de la
ville, ainsi que ceux de la préfecture, n’autoriseront pas cette année
la baignade au nom du principe de précaution. Une question abordée
notamment en marge du conseil municipal lundi soir, et qui devrait
donner lieu à une décision aujourd’hui.

vu « la bête », a pu se retrouver dans les eaux calmes du lac Kir à
Dijon ? L'heure est désormais à la mobilisation pour capturer ce
lucifuge solitaire.
«J'ai d'abord vu sauter quelque chose dans l'eau, puis la bête est
arrivée vers la berge et a littéralement avalé un cygne. J'ai eu la
peur de ma vie. » Gilles n'en revient toujours pas. Lundi après-midi,
en promenade autour du lac Kir à Dijon, cet habitant de Daix a fait une
bien curieuse rencontre. Nez à nez avec un silure !
Il dort le jour il attaque la nuit
«
Il faisait plus de deux mètres de long. Je suis persuadé que c'était un
silure car j'ai vu ce week-end un reportage à la télévision sur ces
poissons. C'est fou, mais je ne croyais pas que nous pourrions trouver
ce type de poisson dans le lac Kir… » En effet, le silure est
originaire du bassin du Danube. On signale pour la première fois sa
présence en France en 1860. Aujourd'hui, dans la Saône notamment, sa
présence est soutenue et sa pêche - sportive - réputée.
Mais comment
ce silure a-t-il bien pu se retrouver ici ? A-t-il remonté l'Ouche ?
Des alevins ont-ils été déversés par l'homme ? Pas d'explication à ce
jour. Mais le problème est pris très au sérieux, comme le confirme Eric
Gruer, président de la Fédération départementale de la pêche : « près
de cinquante pêcheurs ont déjà contacté la fédération pour nous
signaler cette présence effrayante. Nous sommes très inquiets. Il nous
faut réagir très vite mais nous avons très peu de solutions. Nous avons
alerté les pouvoirs publics. Mais d'après les témoignages que nous
avons recueillis, la bête serait particulièrement fourbe et bien
organisée ».
Un poisson nyctalope
Un témoignage corroboré par
Raoul, un autre pêcheur de Côte-d'Or très inquiet : « j'ai été alerté
par mes Amis de la Gaule talantaise. Je suis venu au bord du lac, un
matin de bonne heure, sur la plage, avec mes jumelles. Et j'ai vu la
bête.
Elle fonçait à vive allure vers la petite île située au bout
du lac. J'en ai déduit qu'elle se reposait le jour pour mieux attaquer
la nuit. On m'a même dit qu'une équipe de la Ddass avait tenté
d'intervenir sur l'île mais qu'elle avait dû rebrousser chemin à cause
de la végétation particulièrement touffue ».
« Nous avons affaire à un poisson insomniaque, somnanbule et nyctalope » poursuit Eric Gruer, les traits tirés par l'inquiétude.
«
Chaque matin, on constate qu'il a de nouveau décimé la faune du lac.
Les oiseaux évitent désormais les berges. On se demande même s'il n'y a
pas un danger pour les amateurs de footing. Aujourd'hui, autour du lac,
tout le monde a peur... »
Oscar NACIEZ
Une « traque » aujourd’hui
Comment se débarrasser de cet encombrant poisson, qui a ses habitudes
en eaux profondes ? Aujourd’hui mercredi, à partir de 15 h 30, à
l’initiative de la fédération départementale, une grande pêche est
organisée. Le but : capturer ce silure. « Nous lançons un appel
solennel à tous les pêcheurs qui partagent notre inquiétude » lance
Eric Gruer, président de la Fédération départementale de pêche. « Nous
leur demandons de venir avec le plus grand de leurs filets et leur plus
solide canne à pêche. Deux bateaux sillonneront par ailleurs le lac dès
le début de l’après-midi. Des ultrasonsseront diffusés sous l’eau pour
effrayer la bête. Aujourd’hui, nous n’avons plus le temps de réfléchir.
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues ». Si vous voulez vous
aussi encourager la traque, rendezvous aujourd’hui à 15 h 30 précises
au lac Kir, à l’emplacement habituel de Dijon-Plage.
Dijon-Plage menacée ?
Sable chaud, transats, parasols, cabines, palmiers… Et gros silure…
Tous les ans, la ville de Dijon, sur le mode parisien, fait la part
belle aux tongs et aux animations d’été pour son programme Dijon-Plage.
Mais cette année, avec cette alerte au silure, et les craintes qui vont
avec, son organisation semble d’ores et déjà compromise. Certes, les
scientifiques s’accordent pour dire que ce « gros poisson-chat »
n’attaque pas l’homme. Mais les récents événements ont prouvé qu’il
adorait dévorer les tongs. Il est donc probable que les services de la
ville, ainsi que ceux de la préfecture, n’autoriseront pas cette année
la baignade au nom du principe de précaution. Une question abordée
notamment en marge du conseil municipal lundi soir, et qui devrait
donner lieu à une décision aujourd’hui.








