Le Dijon HC n’ira pas en Ligue Magnus à Briançon la saison prochaine. Faute d’accord avec la Fédération, les Briançonnais n’ont pas été admis en élite.
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Le hockey tricolore retomberait-il dans ses travers ? Il ne faut pas généraliser mais la non-admission de Briançon parmi l’élite pour la saison prochaine est une énième vilaine tache dans le décor hexagonal.
Officiellement en difficultés financières (400 000 euros environ de passif pour un budget de 1,3 million d’euros), le couperet fédéral est finalement tombé hier après-midi. La situation semblait pourtant trouver ces derniers jours une issue positive. Or, le club des Diables Rouges a refusé de signer et de retourner à la Commission nationale de suivi et de contrôle de la gestion des clubs de la FFHG un contrat d’objectifs avant le 26 juillet (date butoir).
Le montage financier proposé par les dirigeants haut-alpins ayant été refusé préalablement par cette instance. « Ça aurait été trop facile », note Olivier Ritz, le président dijonnais et nouveau membre de la FFHG. « Ce que nous avons subi il y a quelques années pour beaucoup moins que cela (54 000 euros à l’époque) n’était en réalité que le début d’une volonté de clarification. Ce qui me surprend c’est le recrutement entrepris par ce club. Ils étaient au courant. Mais Briançon ne voulait pas ne pas être compétitif », poursuit-il.
Grandeur et décadence
Briançon – qui peut faire appel devant le CNOSF – devra d’ici une semaine déposer un nouveau dossier pour être validé en D1 ou D2.
Brest ou Neuilly pourrait le remplacer parmi l’élite. Rappelons simplement que les Briançonnais s’étaient classés 2
e de la saison régulière en avril et avaient été éliminés en demi-finale de la phase finale contre Angers. Ils étaient finalistes en titre. Clin d’œil du destin, après avoir perdu de nombreuses finales dont une en 2006 à Méribel face au Dijon HC (2-3), ils avaient, en janvier passé, remporté leur première finale de la coupe de France à Bercy. Les joueurs sont quant à eux dans l’expectative.
L’international Erwan Pain, transféré durant l’été de Dijon à Briançon est dans ce cas. « Il n’y a plus la place pour un attaquant à Dijon », a toutefois conclu Olivier Ritz. Rouen, Amiens ou Angers pourraient être des solutions. A suivre....