1
délinquance : Dijon en crise le Mer 4 Oct - 12:33
Délinquance : Dijon en crise
Une habitante de la Fontaine-d'Ouche a retrouvé dimanche son pare-brise arrière et sa carrosserie criblés de trous (photo Arnaud Finistre)
Impacts de balles sur le groupe scolaire Alsace et véhicules pris pour cibles, jets de pierre sur la piscine des Grésilles, incendies de véhicules à répétition et agressions de sapeurs-pompiers. Dijon a connu un véritable week-end de crise de la délinquance. Une réunion devrait se tenir aujourd'hui à la préfecture.
L'agglomération dijonnaise vient de vivre durant le week-end dernier des nuits de forte tension en devenant le théâtre de plusieurs événements inquiétants, qui n'ont pas manqué d'entraîner de vives réactions de la part de la population.
Tout a commencé dans la soirée de vendredi, qui n'a pas été de tout repos pour les pompiers et policiers ayant dû intervenir cinq fois entre 21 heures et minuit afin d'éteindre des incendies de voitures déclenchés successivement à Chenôve, Corcelles-les-Monts, puis dans le quartier des Grésilles à Dijon. Plusieurs sapeurs-pompiers en intervention avaient même été victimes à deux reprises de jets de pierre de la part d'un groupe d'une quinzaine d'individus.
C'est alors qu'au cours du même week-end, vraisemblablement dans la nuit du samedi au dimanche, un autre fait marquant a eu lieu, cette fois dans le quartier de la Fontaine-d'Ouche à Dijon.
Huit tirs sur l'école
Un ou plusieurs individus, pour une raison que l'enquête de police doit déterminer, ont en effet tiré plusieurs coups de feu sur l'école élémentaire Alsace. En témoignaient huit impacts de balles sur les vitres du rez-de-chaussée, constatés le lundi matin par la direction de l'établissement lors de l'ouverture des classes.
Rapidement, les policiers des services de recherche en identité judiciaire procédaient à des relevés sur place et à une inspection minutieuse des locaux. Cependant, les éclats de projectiles retrouvés par les enquêteurs n'ont pas encore permis de déterminer quel type d'arme a été employé. La directrice de l'école, quant à elle, ne s'explique toujours pas les raisons d'un tel acte de malveillance qui aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques. Or lundi après-midi, soit quelques heures après la découverte des impacts, un second incident se produisait dans le même groupe scolaire lorsqu'un individu s'introduisait dans une salle de l'école maternelle pour tenter d'échapper à la police (*).
Face à cette journée mouvementée, certains parents exprimaient leur souhait de ne pas conduire leur enfant à l'école le lendemain.
Véhicules pris pour cibles
Si le groupe scolaire Alsace a été visé par des tirs, des véhicules stationnés sur le même secteur ont eux aussi été pris pour cibles. Une habitante du quartier, qui avait garé sa voiture dans l'avenue du Lac à proximité de l'école Anjou, a ainsi retrouvé dimanche son pare-brise arrière et sa carrosserie criblés de trous. Dans le véhicule, les policiers découvraient plusieurs balles. Or si l'hypothèse est fortement envisageable, rien ne permet à l'heure actuelle d'établir avec certitude qu'il s'agit de l'œuvre du ou des individus ayant tiré sur l'école Alsace.
De son côté, la propriétaire du véhicule ne cache pas son désarroi.
« La police a compté une dizaine d'impacts sur ma voiture tandis qu'un autre habitant stationné un peu plus loin dans la même rue en a constaté trois sur la sienne. Ce n'est pas le premier problème que je vis depuis mon arrivée dans le quartier il y a quatorze mois et je pense bientôt déménager.
On a volé deux motos dans mon garage et mon fils ne vient plus avec son deux-roues car il s'est déjà fait agresser. Dans mon immeuble, il y a des dégradations presque tous les jours. Ils ne respectent vraiment plus rien », condamne-t-elle.
Piscine dégradée
Aux Grésilles, c'est une voiture en circulation qui, de la même manière, a essuyé quatre tirs dans la rue du Chanoine-Vinceneux. Mais les services de police étaient également contactés lundi matin par la responsable de la piscine du quartier pour un impact sur une vitre du bâtiment.
Cependant, après une expertise opérée hier matin, ce dernier a finalement été attribué à un jet de pierre et aucune piste n'est privilégiée par les enquêteurs.
Afin de trouver des solutions à cette véritable crise de délinquance dont Dijon est actuellement victime, une réunion devrait se tenir aujourd'hui à 17 heures à la préfecture en présence des différents acteurs concernés, dont le maire de Dijon François Rebsamen.
Nicolas MANZANO
(*) L'individu, recherché dans le cadre d'une commission rogatoire pour plusieurs vols commis dans des caves, avait pris la fuite après avoir été repéré dans la rue par les policiers. Il a été interpellé alors qu'il tentait de ressortir de l'établissement scolaire, puis a été placé en garde à vue. Hier, il devait être présenté devant le parquet de Dijon.
Une habitante de la Fontaine-d'Ouche a retrouvé dimanche son pare-brise arrière et sa carrosserie criblés de trous (photo Arnaud Finistre)
Impacts de balles sur le groupe scolaire Alsace et véhicules pris pour cibles, jets de pierre sur la piscine des Grésilles, incendies de véhicules à répétition et agressions de sapeurs-pompiers. Dijon a connu un véritable week-end de crise de la délinquance. Une réunion devrait se tenir aujourd'hui à la préfecture.
L'agglomération dijonnaise vient de vivre durant le week-end dernier des nuits de forte tension en devenant le théâtre de plusieurs événements inquiétants, qui n'ont pas manqué d'entraîner de vives réactions de la part de la population.
Tout a commencé dans la soirée de vendredi, qui n'a pas été de tout repos pour les pompiers et policiers ayant dû intervenir cinq fois entre 21 heures et minuit afin d'éteindre des incendies de voitures déclenchés successivement à Chenôve, Corcelles-les-Monts, puis dans le quartier des Grésilles à Dijon. Plusieurs sapeurs-pompiers en intervention avaient même été victimes à deux reprises de jets de pierre de la part d'un groupe d'une quinzaine d'individus.
C'est alors qu'au cours du même week-end, vraisemblablement dans la nuit du samedi au dimanche, un autre fait marquant a eu lieu, cette fois dans le quartier de la Fontaine-d'Ouche à Dijon.
Huit tirs sur l'école
Un ou plusieurs individus, pour une raison que l'enquête de police doit déterminer, ont en effet tiré plusieurs coups de feu sur l'école élémentaire Alsace. En témoignaient huit impacts de balles sur les vitres du rez-de-chaussée, constatés le lundi matin par la direction de l'établissement lors de l'ouverture des classes.
Rapidement, les policiers des services de recherche en identité judiciaire procédaient à des relevés sur place et à une inspection minutieuse des locaux. Cependant, les éclats de projectiles retrouvés par les enquêteurs n'ont pas encore permis de déterminer quel type d'arme a été employé. La directrice de l'école, quant à elle, ne s'explique toujours pas les raisons d'un tel acte de malveillance qui aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques. Or lundi après-midi, soit quelques heures après la découverte des impacts, un second incident se produisait dans le même groupe scolaire lorsqu'un individu s'introduisait dans une salle de l'école maternelle pour tenter d'échapper à la police (*).
Face à cette journée mouvementée, certains parents exprimaient leur souhait de ne pas conduire leur enfant à l'école le lendemain.
Véhicules pris pour cibles
Si le groupe scolaire Alsace a été visé par des tirs, des véhicules stationnés sur le même secteur ont eux aussi été pris pour cibles. Une habitante du quartier, qui avait garé sa voiture dans l'avenue du Lac à proximité de l'école Anjou, a ainsi retrouvé dimanche son pare-brise arrière et sa carrosserie criblés de trous. Dans le véhicule, les policiers découvraient plusieurs balles. Or si l'hypothèse est fortement envisageable, rien ne permet à l'heure actuelle d'établir avec certitude qu'il s'agit de l'œuvre du ou des individus ayant tiré sur l'école Alsace.
De son côté, la propriétaire du véhicule ne cache pas son désarroi.
« La police a compté une dizaine d'impacts sur ma voiture tandis qu'un autre habitant stationné un peu plus loin dans la même rue en a constaté trois sur la sienne. Ce n'est pas le premier problème que je vis depuis mon arrivée dans le quartier il y a quatorze mois et je pense bientôt déménager.
On a volé deux motos dans mon garage et mon fils ne vient plus avec son deux-roues car il s'est déjà fait agresser. Dans mon immeuble, il y a des dégradations presque tous les jours. Ils ne respectent vraiment plus rien », condamne-t-elle.
Piscine dégradée
Aux Grésilles, c'est une voiture en circulation qui, de la même manière, a essuyé quatre tirs dans la rue du Chanoine-Vinceneux. Mais les services de police étaient également contactés lundi matin par la responsable de la piscine du quartier pour un impact sur une vitre du bâtiment.
Cependant, après une expertise opérée hier matin, ce dernier a finalement été attribué à un jet de pierre et aucune piste n'est privilégiée par les enquêteurs.
Afin de trouver des solutions à cette véritable crise de délinquance dont Dijon est actuellement victime, une réunion devrait se tenir aujourd'hui à 17 heures à la préfecture en présence des différents acteurs concernés, dont le maire de Dijon François Rebsamen.
Nicolas MANZANO
(*) L'individu, recherché dans le cadre d'une commission rogatoire pour plusieurs vols commis dans des caves, avait pris la fuite après avoir été repéré dans la rue par les policiers. Il a été interpellé alors qu'il tentait de ressortir de l'établissement scolaire, puis a été placé en garde à vue. Hier, il devait être présenté devant le parquet de Dijon.







